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Les Google Glass pourraient être à terme beaucoup plus discrètes qu’aujourd’hui : l’entreprise de Mountain View a déposé un brevet pour des lentilles de contact avec caméras intégrées, publié par l’Office américain des brevets mi-avril 2014. Le groupe veut développer un appareil capable de prendre des photos, de les stocker et d’envoyer des données à un terminal installé à distance, via le réseau sans-fil. Un système intégré à la lentille pourrait permettre à l’utilisateur d’accéder au web. Elle pourrait être commandée en clignant des yeux d’une certaine manière (mais y a-t-il vraiment plusieurs manières de cligner des yeux ?) ou un certain nombre de fois. L’appareil pourrait être connecté à d’autres systèmes électriques : smartwatch, smartphone, ordinateur portable ou encore tablette.
GUIDER LES AVEUGLES
Comme le montre l’image ci-dessous, Google voudrait aussi, via ces lentilles capables de filmer et d’analyser leur environnement, guider les aveugles. Si une personne malvoyante s’approche d’un passage piéton, un système relié à la lentille pourrait lui signaler si le feu est vert ou rouge.

Mais Google n’est pas seul à travailler sur ce type de produits : une équipe de chercheurs sud-coréens planchent sur un prototype similaire : leurs lentilles connectées devraient permettre de recevoir des signaux radio et de prendre des photos. Elles seront composées d’un matériau souple et transparent, proche de celui utilisé pour les lentilles de contact classiques, et de nano-fils de graphène et d’argent. Lélia de Matharel
[Actualisation - 20 juin 2014] Plus connu pour ses imprimantes et rétroprojecteurs, Epson s'est également lancé dans l'aventure des lunettes connectées. Il en a sorti une première paire en 2012. Le fabricant japonais commercialisera fin juin (au lieu du 2 mai initialement annoncé) une deuxième version beaucoup plus aboutie de cet appareil, afin de répondre aux nouveaux usages liés à la réalité augmentée. Pour cela, Epson recherche des développeurs pour trouver des applications à même de faire succomber les pros, sa première cible, mais aussi le grand public. L'Usine Digitale a testé ces lunettes pour vous.

Loin de l'effervescence autour des Google Glass, Epson s'affirme comme un pionnier des lunettes connectées. Après un premier modèle sorti en 2011, le fabricant japonais s'apprête en effet à commercialiser sa deuxième paire, les Moverio BT-200, disponibles le 2 mai [actualisation : fin juin] prochain pour environ 700 euros [actualisation : entre 430 et 575 euros].
Frédéric Haton, responsable de ce projet chez Epson France, met en avant un produit abouti et à un prix abordable pour permettre aux particuliers et aux professionnels d’accéder au potentiel de la réalité augmentée. Un tacle directement adressé aux Google Glass, encore au stade du prototype et vendu 1 500 dollars pièce à un nombre limité de testeurs.

UN ÉCRAN TRANSPARENT DEVANT LES YEUX
Première sensation lors de l'essai réalisé par L'Usine Digitale : malgré un encombrement important, les BT-200 se révèlent plutôt légères et peuvent être placées par dessus une paire de lunettes de vue. Par rapport à la première version, le poids a été réduit de 60% pour atteindre 88 grammes, explique Frédéric Haton. Principale différence avec les Google Glass, les lunettes d'Epson utilisent un système binoculaire permettant d'afficher au centre du champ de vision de l'utilisateur un écran transparent d'une résolution de 960x540 pixels. Concrètement, on peut voir l'équivalent de la surface d'un téléviseur de 80 pouces placé à 5 mètres de soi.
Pour Epson, ces lunettes pourraient ainsi s'imposer comme une altenative aux tablettes dans certaines situations comme un voyage en avion : un cache fourni avec les BT-200 permet de s'isoler du reste du monde et donc de perdre l'effet de transparence, afin de visionner un film ou de consulter ses mails en toute discrétion.

A noter qu'à l'inverse des Google Glass, qui s'utilisent à la manière d'un périphérique comme un kit mains-libres, ces lunettes fonctionnent indépendamment d'un smartphone. Elles sont donc dotées d'un OS Android 4.0 permettant de faire tourner les différentes applications.
UNE TÉLÉCOMMANDE TACTILE COMME BATTERIE
Autre grande différence avec les Google Glass : l'autonomie. Avec une batterie déportée dans un boîtier - d'où ce fil qui pend sur le côté des montures - les BT-200 affichent jusqu'à 6 heures d'autonomie. Astucieux, ce module de la taille d'un petit smartphone fait aussi office de pavé tactile avec des boutons physiques permettant d'accéder directement au menu, d'effectuer un retour arrière et d'accéder aux dernières applications utilisées. Toute la connectivité, wifi et bluetooth, a également été placée dans ce boîtier. Au Japon, il est inimaginable que l'on puisse envoyer des ondes à proximité du cerveau, explique Frédéric Haton.
Une centrale inertielle, logée dans la monture et composée de gyroscopes et d'accéléromètres, permet de suivre les mouvements de tête en temps réel. Plongé dans un paysage à 360 degrés, il est ainsi possible de changer d'angle de vue naturellement. Une fonction essentielle pour des applications de réalité augmentée et qui, sur les lunettes d'Epson, fait preuve d'une réactivité quasi-instantanée.

Pour se rendre compte des possibilités des BT-200 dans des usages de réalité augmentée, une roue de voiture est projetée sur le mur. Une application dédiée, installée sur les lunettes, permet d'essayer d'autres modèles de jantes. Pour afficher des informations, la caméra placée sur les lunettes capte l'image qu'elle reproduit ensuite dans le champ de vision de l'utilisateur en y ajoutant les données souhaitées, ici une jante différente. Pour des raisons de protection de la vie privée, Espon insiste sur le fait qu'une led verte s'allume lorsque l'appareil photo ou la caméra est en cours d'utilisation.
D'autres usages ont bien sûr été imaginés : la société Metaio a, par exemple, développé une application permettant de faciliter la réparation d'un climatiseur. Une fois sur place et ses lunettes connectées sur le nez, l'employé voit les instructions apparaître directement sur l'appareil au fur et à mesure de l'opération (voir vidéo ci-dessous).

UN PRODUIT QUI VISE AVANT TOUT LES PROFESSIONNELS
Lors du lancement de ses nouvelles lunettes, Epson annoncera un premier partenariat avec un grand musée français, indique Frédéric Haton. Transformées en audio-vidéo guide, les BT-200 permettront ainsi au public de voir des informations s'afficher directement sur des oeuvres exposées. Les cinémas souhaiteraient également proposer ces lunettes aux personnes sourdes ou malentendantes, la réalité augmentée permettant de bénéficier des sous-titres sans que cela nécessite d'incrustation à l'écran.
Avec ses lunettes, Epson vise donc principalement un public professionnel. Les BT-200 devraient tout de même séduire certains technophiles ou de simples curieux prêts à craquer pour s'essayer à la réalité augmentée. Avec le choix d'un système d'exploitation ouvert, Epson compte également sur la communauté des développeurs pour créer de nouvelles applications, et pourquoi pas la killer-app (le programme informatique qui justifie à lui seul l'achat d'un appareil électronique) à même de faire décoller ses ventes grand public.
Zebra Technologies, spécialisé dans les solutions de gestion de flux et de stocks par codes-barres ou RFID, va racheter la division de services aux entreprises de Motorola Solutions pour 3,5 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros) en numéraire, rapporte ce mardi 15 avril le Financial Times. Un montant équivalent au chiffre d'affaires annuel que génèrerait le nouvel ensemble.

Une opération qui donnerait naissance à un géant mondial des services de gestion de flux et de stocks pour entreprises. L'américain Zebra Technologies va racheter la division de services aux entreprises de Motorola Solutions pour 3,5 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros) en numéraire, rapporte ce mardi 15 avril le Financial Times. L'accord a été scellé ces derniers jours et pourrait être annoncé dans la journée, précise le quotidien britannique.
La division de services aux entreprises de Motorola Solutions a vu son chiffre d'affaires stagner à 736 millions de dollars au quatrième trimestre 2013, contre 733 millions un an plus tôt. En cas de rachat par Zebra, le nouvel ensemble formerait un groupe employant 7 000 personnes environ. Porté par le marché des objets connectés en plein essor, le groupe réaliserait un chiffre d'affaires annuel de 3,5 milliards de dollars, estime le FT, ce qui correspond au montant annoncé pour le rachat.
Motorola Solutions est issu de la scission en 2011 du groupe Motorola. L'autre société néée de ce démantèlement, spécialisée dans les téléphones portables et autres équipements grand public, a été racheté par Google, avant de passer dans le giron du chinois Lenovo l'an dernier.
La Paillasse, une association formée par des chercheurs français, a inauguré l'ouverture de son nouveau fablab, un espace dédié à l'innovation open-source dans les biotechnologies de 750 mètres carré en plein coeur de Paris. Le lieu est soutenu par la Mairie de Paris mais recherche des fonds supplémentaires avant une ouverture prochaine au grand public, qui permettrait la participation d'étudiants et la création d'un incubateur de start-up.

UTILISER LE VIVANT POUR MODERNISER LA CHAÎNE DE PRODUCTION
La Paillasse est dédiée à la recherche et l'innovation, les entreprises sont donc une cible envisagée de ce lieu d'expérimentation. Selon Adrien Clavairoly, l'un de ses co-fondateurs, les expériences en biotechnologie permettront d'améliorer considérablement les processus de production en usine. Le laboratoire planche en effet sur des composants électroniques biodégradables pour remplacer le silicium sur les circuits imprimés des ordinateurs par exemple. Des circuits électrifiés créés à partir d'encres conductrices, au lieu du métal fondu, sont aussi à l'étude. Le laboratoire a déjà mis au point une encre naturelle produite à l'aide de bactérie, qui pourrait remplacer l'usage de métaux lourds très polluants dans la fabrication des encres.
Preuve de l'intérêt que présentent ces projets pour les entreprises, Sony aurait approché le groupe pour lui confier une mission de recherche et développement, afin de démocratiser certains usages de la biotechnologie. Adrien Clavairoly cite l'exemple de la bioproduction domestique, qui pourrait permettre d'apprendre au public à créer ses propres médicaments.
COUP DE PROJECTEUR SUR LES OBJETS CONNECTÉS
Le laboratoire souhaite également mettre en place un programme lié aux objets connectés qui fonctionnent avec le vivant. D'où la création du Coglab, lancé par la Fresco (Fédération Française des Etudiants et Jeunes Chercheurs en Sciences de la Cognition), dédié notamment aux sciences cognitives et à l'intelligence artificielle. La Paillasse explore des partenariats avec des industriels du marché des objets connectés selon Adrien Clavairoly, afin de développer un programme de test et d'exploration des tendances à Paris.

  1. http://www.bloghotel.org/enablesyou/
  2. http://blogsinn.com/?w=retrouve3
  3. http://yaplog.jp/retrouve3/

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